La hijama aussi appelée thérapie par les ventouses ou encore cupping therapy est un traitement thérapeutique, naturopathique et holistique.
Dans cet article vous allez découvrir d’où vient la hijama, ce que cela signifie et en quoi consiste-t-elle ?
D’où vient la hijama ?
La hijama trouve son origine dans l’Égypte ancienne.
Le premier texte médical documenté a été trouvé en 1550 avant Jésus-Christ. La thérapie par les ventouses existe depuis des milliers d’années.
Elle est de nouveau à la mode aujourd’hui grâce à de nombreux champions olympiques comme Michael Phelps ou encore le footballeur Karim Benzema qui la pratiquent.
La hijama a commencé en Égypte, puis s’est répandue dans tout le Moyen-Orient, puis en Asie et en Europe.
Les musulmans se sont distingués en préservant et en développant la science de la hijama au fil des siècles, alors qu’elle avait pratiquement disparu dans le monde entier.
La raison pour laquelle ils tiennent à préserver la hijama est que le Prophète de Dieu (sws) a lui-même été soigné par la hijama. Aussi, les anges lui ont ordonné de pratiquer la hijama et d’ordonner aux musulmans de la faire.
Le Prophète (sws) a déclaré :
« La hijama est la meilleure de vos thérapies. »
Hadith
La cupping therapy est une forme holistique de thérapie préventive et curative qui n’a pas d’effets secondaires indésirables. Elle se distingue par le fait qu’elle permet de guérir sans médicaments.
Parmi les personnages historiques qui ont pratiqué la hijama, on trouve le Sultan Abdul Hamid II de Turquie et Napoléon Bonaparte.
Que signifie hijama ?
« Hijama » signifie littéralement “aspiration” dans la langue arabe. Dans la langue arabe « hijama » signifie littéralement « aspiration ».
On parle également de cupping pour désigner la hijama. Le terme « cupping » vient du latin « cuppa » qui un dérivé du mot arabe « koub » qui signifie « coupe ».
Le terme « hijama » a traditionnellement a été utilisé pour désigner la hijama humide, avec extraction de sang. Il fait référence à la hijama telle qu’elle a été recommandée par le Prophète (sws).
Qu’est-ce que la hijama ?
La hijama, ou thérapie par les ventouses, est un moyen sûr, non opératoire et non invasif qui consiste à pratiquer des scarifications sur la peau et à poser des ventouses afin d’extraire le sang, entre autres, grâce à un mécanisme d’aspiration.
Le sang et la lymphe, entre autres, sont aspirés par le biais d’un système d’aspiration à partir d’éraflures superficielles sur la peau.
La hijama est pratiquée à l’aide de ventouses jetables à usage unique et d’une lame chirurgicale stérile à usage unique.
Les incisions pratiquées sont peu profondes, superficielles et non invasives. Elles ressemblent davantage à une égratignure ou à une coupure de de feuille de papier.
La pression négative produite par l’aspiration de la hijama rompt les capillaires faibles qui ont perdu leur élasticité et se sont détériorés. Ceci a pour effet de stimuler le corps à éliminer les fluides toxiques ou malsains lorsqu’ils s’écoulent dans la ventouse et nettoie la zone ciblée.
Voir aussi : Sélection de livres sur la hijama
Quels sont les différents types de hijama ?
Il existe deux grands types de hijamas pratiquées aujourd’hui :
- La hijama sèche qui implique uniquement une aspiration.
- La hijama humide implique à la fois une aspiration et un saignement médicinal contrôlé.
Votre praticien, votre état de santé et vos préférences vous aideront à déterminer la méthode à utiliser.
Comment se déroule une séance de hijama ?
Avant le début de la séance de hijama, le praticien vérifie les constantes et l’état de santé du patient à travers un entretien individualisé.
Il désinfecte ensuite les zones de la peau sur lesquelles seront appliquées les ventouses puis pose les ventouses selon le plan thérapeutique qu’il aura déterminé.
Les ventouses sont posées sur le corps du patient pendant une durée variable puis sont ensuite retirées. Les ventouses aspirent le sang et d’autres fluides comme expliqué plus haut. Ce processus peut être répété plusieurs fois lors de la séance.

La quantité de sang qui est extraite lors d’une séance est toujours variable. Elle change à chaque séance. Elle change également d’une personne à une autre et d’un point à l’autre.
De nombreux facteurs jouent un rôle, comme la température ambiante, l’humeur, le régime alimentaire, le style de vie, la pression sanguine et les états pathologiques.
Le bénéfice de la hijama n’est jamais mesuré par la quantité de sang extraite.
Le nombre de ventouses posées sur le patient dépend de nombreux facteurs comme :
- La raison pour laquelle la hijama est demandée,
- l’état de la maladie,
- l’âge,
- les valeurs sanguines comme le taux d’hémoglobine,
- le temps écoulé depuis la dernière hijama,
- le poids et la taille.
Voir aussi :
Différence entre hijama et massage
Le massage pousse vers le bas, comprime, fait vibrer…
La hijama crée un effet de vide qui tire vers le haut les tissus, les muscles, les vaisseaux sanguins, les nerfs, les tendons et les ligaments vers la surface extérieure du corps.
Ainsi, elle détend, sépare, détache et étire les tissus raides et les muscles endoloris, dans les limites de la tolérance, pour leur redonner leur élasticité et leur fonction d’origine.
Cependant, la thérapie par les ventouses ne crée pas d’accumulation congestive dans la structure sous-jacente, car elle procède par incisions pour drainer l’accumulation sous-jacente.
Différence entre hijama et acupuncture
Après que le Dr Ilkay Zihni Chirali ait étudié l’acupuncture. Il a fait des expériences en pratiquant la hijama sur les mêmes points qu’il aurait traditionnellement utilisés pour l’acupuncture.
Il a constaté que la hijama est 10 fois plus efficace que l’acupuncture.
Il a également constaté que la hijama est beaucoup plus sûre que l’acupuncture. Si l’acupuncteur rate le point de quelques millimètres, l’aiguille peut pénétrer dans un autre méridien, ce qui peut réduire l’efficacité de l’aiguille et, dans certains cas, entraîner des complications médicales.






